Introspections et tergiversations d'un esprit troublé

Ou Comment tourner en rond pas l'exemple.

mardi 29 janvier 2008

Ras de marée quasi boum-boum.
C’est un verre de pinard à la main, gueulant « CESSEZ», que je prends conscience du pathétique de la situation. Bourrée, je parle soutenu quand je m’énerve, oui, et je t’emmerde.
Se déprécier, se rabaisser, s’immoler, se flageller, same player shoot again. J’en peux plus de systématiqement me rabaisser au niveau de la moquette. J’en peux plus de douter constamment de tout ce qui me compose, au point de ne plus savoir ce que je suis, ce que je vaux. J’en peux plus de prendre comme étalon de ma valeur le nombre de personnes qui veulent me baiser.J'en peux plus d'attendre la bave au coin de la lèvre que vous me jetiez votre appréciation de ma valeur. J'en peux plus de ma soumettre à vous, petits branleurs. J’en veux plus. Il faut que ça s’arrête, tout ça. Ca me rend malade. J’en peux plus de m’évaluer comme une merde. J’en peux plus de m’évaluer tout court. Je veux pouvoir être une merde si ça me fait bander, et de m’en foutre. Je veux m’autoriser à être moche et conne. Je veux m’en foutre, qu’on veuille pas me baiser ou m’aimer. Je veux plus avoir peur de ne pas savoir comment dire, comment faire, comment et comment, tout ça pour vous, pauvres connards. Je veux que vous disparaissiez, laissez moi me reposer. Vous m'usez. Je veux m’en foutre.


Edit du lendemain :
Oh mon Dieu. J'ai même pas l'excuse d'avoir oublié.
La prochaine fois, j'éviterai de me saouler devant le pc, et non accompagnée d'une personne encore plus majeure que moi. Si c'était pas aussi drôle, j'effacerais toute trace de l'existence de ce truc. Mais c'est avec fierté que je constate la quasi inexistence de fautes. Assumons, assumons, que diable. Le lynchage est permis.


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mardi 17 juillet 2007

Public Averti.

Comme tout blogueur lambda, il m’arrive de jeter un œil aux recherches google renvoyant sur ce blog. Malheureusement, j’ai constaté que moult recherches ne trouvaient guère leurs réponses ici.
Soucieuse de votre bien être psychologique, je m’engage à vous orienter.


  • « Clitoridiennes »
    Grand mystère, ce terme est en tête du classement.

    En général, cela désigne un certain nombre de femmes. Elles ne font guère partie d’une secte, ne sacrifient aucun animal. En revanche, la légende raconte que les pratiquantes sont à la recherche d’un certain graal, situé selon les dernières estimations en terres humides et broussailleuses.

    Quant aux seules croyantes, ne désespérez pas.
  • « Maman me branle »
    T’as dû la mériter ta branlée, sale gosse.
  • « Xanax surdose »
    Sommeil des jours durant, tu auras.

    Amnésie, tu supporteras.

    Lavage d’estomac, tu subiras.

    Arrêt cardiaque, tu risqueras.

    Une boîte (0.25), tu ne dépasseras point.

    Ou un peu con, tu es.
  • « Quand on est un salaud »
    On ne s’en vante pas, cher Monsieur.
  • « Je suis attirante mais je n’arrive pas à conclure »
    Il va donc falloir réviser le qualificatif « attirante ».
    Les mouches ne comptent pas.
  • « Musulmane, je me masturbe ».
    Sahha.

    Ce n’est pas proscrit madame. De vous à moi, je vous encourage d’ailleurs à continuer.
  • « Comment détruire des pensées suicidaires ».
    Il faut pour ce faire posséder quelque agilité.

    Je conseille la machette, facile à manier, efficace et rapide :

    Agrippez le manche de l’instrument fermement (entraînez vous à quelques mouvements afin d’éviter d’éventuelles douleurs au poignet), ce dernier devant être positionné face à vous (à la manière d’un club de golf), puis d’un mouvement ample, dirigez l’arme en direction du front. Effet immédiat. Si les symptômes persistent, consultez votre médecin traitant.
  • « D’où provient la cigarette »
    Généralement d’un paquet (disponible chez tous vos buralistes), ou plus rarement d’un (douteux) généreux donateur.
  • « Sexualité facile ».
    On dit ‘libre’. Sexualité libre.
  • « Orgasme selle de vélo ».
    Il faudrait en toucher un mot à Décathlon. Y’a une extension des activités possible, là.


To be continued, of course.

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lundi 4 septembre 2006

Work Session

Son regard était empreint d’angoisse.
Il fixait tantôt la porte, tantôt moi. Les rapides qui parcouraient ses tempes semblaient battre au rythme de sa détresse. Quelque chose de grave allait donc se produire, ici et maintenant.

J’attendais, la cigarette aux lèvres, les mains moites. Nos pieds cognaient la cadence. Mon patron attendait quelque chose, son changement d’attitude en témoignait. Cette porte derrière moi semblait dissimuler quelque terrible évènement. Je n’osais me retourner. Ensemble, accoudés à la petite table en bois, nous semblions fumer la cigarette des condamnés. J’ai songé à fuir. Fuir, courir loin de l’inéluctable.

Et puis c’est arrivé. Un bruit m’alerta du mouvement des charnières. Elles avaient été huilées.
Mon patron planta ses yeux dans les miens.
« Ca y est, ma femme est partie ! ON PEUT BOIRE ! »

Véridique. J’aime mon travail.


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dimanche 3 septembre 2006

Le retour de la vengeance 36

Je n’ai plus fait mes devoirs depuis un certain temps. Je me suis flagellée deux fois et demi ce matin, pour la peine.
Mais mesdames, mesdemoiselles, messieurs, aujourd’hui je vous reviens [j’ai bien dit aujourd’hui, demain est un autre jour] ; en effet, n’ayant plus accès aux plaisirs de la masturbation sexuelle, je retourne m’adonner aux joies de la masturbation du cervelet.

Les principales causes de ma remarquable inactivité sont de l’ordre du bouleversement géographique, financier, sexuel et amoureux. Amoureux. C’est dingue comme je déteste ce mot. Amoureux.
Essaye encore.

Je ne suis pas très fière de moi. J’ai failli à ma mission principale : vivre seule.
Supair-man a encore frappé, avec une paire de fesse ravissante, armé d’un appartement qui l’est [presque] tout autant. Tenez vous bien, il est livré avec l’expérience, les diplômes, les qualités psychologiques [/psychiatriques] à la pointe de la technologie, deux pc, du matériel sexuel potentiellement fonctionnel, des cheveux, et les boissons. Le mode d’emploi n’est évidemment pas livré avec l’appareil, mais il est plug’n’play.

J’ai fait le terrible constat, lors du déménagement, que ma vie entière se tassait aisément dans deux cartons aux dimensions modestes. Et quatre DVD de donnée ; l’honneur est sauf.
Je suis euphorique : pour la première fois de ma vie, j’ai une adresse simple.

J’ai découvert la face cachée de ma pilule préférée : j’ai nommé feu mon stock de xanax. J’ai fait la connaissance de ce que l’on appelle communément le syndrome du manque.
Poo-poo-pi-doo.

J’ai redécouvert les joies des mauvaises ruptures. Celles où l’on se sent coupables d’on ne sait quoi. De ne plus aimer, sans doute. Ou d’en aimer un autre. Les deux.
Mais j’ai découvert par ailleurs que l’on pouvait profondément, platoniquement aimer un ancien conjoint. Et que cela pouvait perdurer.
Ô joie.

J’ai été confrontée à des concepts qui m’étaient inconnus : l’intégrité du corps et de l’esprit, par exemple. Prodigieuse découverte inutile. Non non, vous n’avez pas bien saisi : votre conscience et votre corps ne constitueraient qu’un seul ensemble indissociable. Une seule voix. Votre corps reflèterait votre conscience et vice-versa.
Traumatisant.

Période relativement empreinte d’aspirations mystiques. Fabriquez moi une asymptote absurde vers un infini qui plonge dans le néant.
Je vous disais que Supair-man possédait moult qualités : celle de réveiller en vous quelques espoirs incompréhensibles en fait partie.

J’ai pris conscience que les voies de mon clitoris étaient impénétrables. Celles de mon vagin [et du reste] un peu moins.
As de pique.

Les temps exigent que je me frotte aux administrations.
À moi, les joies des salles d’attente, où tout ce que l’on trouve à faire, c’est d’essayer de trouver la racine cubique du joli numéro inscrit sur ce précieux petit bout de papier. À moi aussi, le plaisir de côtoyer ces charmantes dames à l’humeur communicative. Le visage illuminé par les lumières des photocopieuses, les doigts que l’on devine agiles à force d’acrobaties dactylographiées, le regard vif, le ton coquin, le poil brillant, la guerre des pointes sèches. Je m’égare.
Ce monde est fabuleux.


Note subsidiaire : J’ai 20 ans, et je suis encore une petite fille.

Posté par iepsilon à 21:41 - Humeurs, légèreté, inutilité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 18 février 2006

Branlette or not Branlette

[Avec ce titre, je vais rameuter une de ces population...]

Contrairement au reste de ce blog, voici ce que vous ne trouverez pas [ou si peu] dans cette catégorie "Humeur, légèreté, inutilité":

« J’ai fait tomber mon stylo.
Je m’interroge : est-ce dû à ma maladresse ?
Peut être pas. Acte manqué. Inconsciemment, je ne voulais pas faire ce CV.
Ou alors sa forme phallique a engendré en moi un sentiment fort, que mon sur-moi s’est empressé de censurer.
Quel sentiment fort ?
Peut être le désir, condamné. Mon subconscient se sent donc coupable de sa sexualité.

Résumons :
Tu fais tomber ton stylo ?
C’est parce que le sexe, c’est mal.
[Ou alors tu fais partie de la jeunesse débauchée et chômeuse et ça, tu as raison de le refouler]
»

Une partie inutile, certes, mais autant que les autres. Une catégorie supplémentaire où vous aurez le plaisir de savourer mon éloquence et ma superbe.
Parce que la branlette introspective, c’est bien ; mais à force, ça irrite.


Parfois, je me rends compte que la Terre est peuplée d’une foule de gens, à part moi. Et dans ces brefs éclairs de lucidité, il m’arrive de m’intéresser à ce qui leur arrive, à ces machins.
Et là, pas moyen d’y échapper… on tombe inéluctablement sur l’affaire des caricatures, et sur ce pseudo débat sur la liberté d’expression et l’Islam.

Je ne m’étendrai pas sur cette polémique. Beaucoup le font, et mieux que je ne pourrais jamais le faire, en tout cas pas avant ma dernière dent de sagesse.

Cependant, ce qui m’agace, c’est que l’opinion publique soit si perméable à l’islamophobie, et la multitude de préjugés à l’égard de cette religion.
Messieurs dames, il fût un temps où j’étais musulmane.
Ayant un père de confession musulmane, ayant vécu de longues années en Tunisie, j’ai une expérience de l’islam.

J’étais résolument croyante, et pourtant, jamais aucune des opinions préconçues sur cette confession ne se sont avérées vérifiables dans ma réalité. Cet amalgame entre les extrémistes, intégristes et autres furieux de tout poil, et entre les autres, ceux qui pratiquent tranquillement dans leur coin sans faire chier personne, a le don de m’exaspérer. Et c’est valable pour toutes les religions.

« […]et lorsqu’ils (les croyants) sont apostrophés par les ignorants, ils disent : Paix », extrait d’un verset du Coran.

[Elle est kiffante et pertinente hein, ma citation ? Huhuhu ^^]

On avait dit « légèreté » ?... Merde.


Voilà, 5h29.
Je suis sur les rotules, mais pas moyen de pioncer.
Il faut dire que par la faute de ma pertinence légendaire, j’ai plus de cachetons ; ils ont effectivement été consommés la journée dans une perspective vile et impure, et non pour leur utilité première, à savoir : dormir.
[Attention, cette opération n’est réalisable qu’avec les hypnotiques. Les enfants, ne faites pas ça à l’école, mais à la maison quand papa et maman sont partis.]

Alors voilà, je me sens un peu conne là, à devoir faire attention à ne pas réveiller mon homme avec le clavier, à faire gaffe que la musique soit pas trop forte, [pub] musique au son formidable grâce à l’acquisition toute récente du SO*Y NW-A1000, violet, disponible en plusieurs coloris [/pub].
A être affamée, mais pas assez inconsciente pour me risquer à faire fonctionner le micro onde, avec son « BIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIP » à la sonorité spécialement étudiée pour être déclinable en fonction réveil [disponible en blanc, aluminium et gris fashion].

Vous avez déjà essayé de fumer de la vitamine C ? Moi, si. Chut.
La fumée orange, goût agrumes, la très faible inflammabilité. Folklorique.
Non, réaliser ma stupidité n’a pas provoqué de pulsions suicidaires.
C’est très con, j’aurais pu tenter l’aspirine là, mais j’en ai pas.
/me sets mode + L’aaaaaamoureuh du risque, jonathanéjeeniffaiiiiir…

Oh, et si je tentais la mort-aux-rats…

Posté par iepsilon à 08:53 - Humeurs, légèreté, inutilité - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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