Introspections et tergiversations d'un esprit troublé

Ou Comment tourner en rond pas l'exemple.

jeudi 1 novembre 2007

Relation de couple 4.0

Il y a de ces relations qui révèlent en vous quelques failles que vous pensiez corrigées, voire même que vous ne soupçonniez pas. Ces bugs ne disparaissent malheureusement pas après redémarrage du système, ni après fermeture de l’application qui avait établi ces failles (à savoir : Relation_de_couple 4.0).

Dans le but d’élaborer un patch correctif de tous ces bugs personnels, un listing s’impose :


  • GEL ET BLOCAGE DU SYSTEME.
Manifestation : Survient généralement au cours d’une dispute.

Descriptif : Le périphérique de sortie audio principal ne répond plus, ou est perverti. Rappelons que la fonction première de la sortie audio est de vous permettre d’exprimer par des sons les calculs arithmétiques et la logique produits par le processeur (communément : la pensée).
Vous n’êtes plus à même d’exprimer votre pensée en langage clair et cohérent. Le symptôme persiste jusqu’à l’arrêt complet de la sortie audio.
Les autres périphériques ne répondent plus non plus. Exception pour l’application « Cigarette_Stress », qui boucle en tâche de fond.
Vous constatez que le processus « Colère_Rage » nécessite de plus en plus de ressources mémoires. Votre pensée calcule à toute vitesse, mais aucun périphérique de sortie ne vous permet plus de l’exprimer.

Conséquences : D’une, vous avez l’air con. De deux, vous vous en prenez plein la gueule sans pouvoir répondre (ou alors vous répondez, mais vous avez l’air encore plus con avec votre sortie audio pervertie). 

Cause : Probablement une surchauffe due au processus « Colère_Rage ». Autre option, un conflit de logiciel entre les applications « Argumentation_Raisonnement » et « Cogne_le_ce_connard ». Ou les deux.

Résolution : Ah, c’est difficile. La cerise sur le bug, c’est que « Colère_Rage » devient de plus en plus insupportable. Il continue de nécessiter de plus en plus de ressources, même lorsque la dispute est passée, et démarre l’application « Panique ». Il faut faire quelque chose, mais quoi ?
Il y a la possibilité de la petite manip’ médicamenteuse, mais elle n’est pas indiquée si vous avez besoin de garder toutes vos facultés mentales, et surtout si vous ne pouvez pas enclencher « Sleep » tout de suite après. La solution temporaire « Automutilation » semble malheureusement être la plus efficace.
À long terme, il faut corriger le processus « Colère_Rage », trop gourmand en ressource.


  • MODE « PERIPHERIQUE SLAVE ».

Manifestation : Lorsque l’application « Relation_de_couple 4.0 » est pervertie.

Descriptif : Votre compagnon enclenche le thème « Je suis ton père ». Votre bug à vous consiste à déclencher à votre insu le thème « Oui, papa » à la place de « Sabre laser ». Une relation très frustrante s’installe. Vous êtes petit, jeune et con. L’autre système devient grand, sage et expérimenté. Une série de bugs découle de ce thème.

Conséquences : Vous n’êtes qu’une demi-portion. Vous n’êtes plus un système intéressant. Vous avez parfois du mal à démarrer la routine procédurale « Sexe », sous ce thème là. Vous vous soumettez. Tout épanouissement devient impossible dans ce contexte là.

Cause : La dll « Confiance en soi » est corrompue, et provoque une fuite mémoire de « Estime de soi ». La backdoor « Vide_Affectif_pour_ta_gueule » peut être présente dans votre système. L’autre système possède lui aussi quelques prédispositions à ce type de bugs, mais c’est pas mon problème.

Résolution : Arrêt de l’application « Relation_de_couple 4.0 ». En cas de difficultés, tuez les processus connexes, et « Relation_de_couple 4.0 » devrait mourir toute seule. Pour que ce bug ne se reproduise pas, codez une routine afin que le thème « Sabre laser » se déclenche automatiquement en cas de « Relation_de_couple x.x ».
La solution définitive serait de remplacer la dll « Confiance en soi » et d’éradiquer « Vide_Affectif_pour_ta_gueule », cependant aucun correctif n’a été efficace jusqu’à l’heure actuelle.


L’analyse des rapports d’erreur est actuellement en cours, et d’autres bugs devraient être découverts.


Posté par iepsilon à 21:42 - Du rapport humain - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 28 octobre 2007

Mutations du sybarite, et autres constats poignants

Je crois que je suis en train de muter.
Si. Il y a des trucs louches qui m’arrivent en ce moment, j’vous dis.

1. Je travaille tous les matins. Je veux dire, officiellement, dans une entreprise, en CDI, avec toutes les implications surnaturelles que cela impose.
2.Je vais à la fac presque tous les jours. J’y vais pour prendre un ascenseur qui monte très haut, et assister à des cours. 
3.Je recherche un appartement. Pour y vivre seule et responsable, j’entends. Quelque chose qui sonne comme le début d’une vie pseudo indépendante.
4.Je suis, ô ciel, célibataire. Il était temps ? Mauvaises langues.
5.Je ne pense pas à mon poids. J’vous jure.

Vous me croyez, maintenant ?


La seule chose qui n’ait pas encore changé, ce sont mes visites hebdomadaires chez le grand monsieur à lunettes qui donne des bonbons qui font un peu mourir, et pas grossir. Là, chaque semaine, il essaye de me faire avaler quelques évidences. C’est le monsieur qui tente de me tirer vers le haut (chut, pervers).



En parlant de perversité, ma libido tire, elle aussi, vers le haut.

D’ailleurs, mesdames, elle me fait des choses bizarres, ma libido, depuis que j’ai dit STOP à ma pilule pour restriction budgétaire : elle se manifeste. Coïncidence ou relation de cause à effet ?

Quoiqu’il en soit, je me surprends à lorgner sur quelques inconnus dans le métro. L’idée n’est pas de leur taper la discut’ pour entendre l’éventail de leurs connaissances et la richesse de leur âme ; non, l’idée, c’est de baiser.

Quoi de plus normal, c’est ça, la libido, me direz vous ? J’ai omis un détail : l’âge de ces individus en question atteint, tout comme ma libido, des sommets. Très haut, les sommets. Fichtre.

Encore, si mon envie se portait également sur de jeunes étalons fougueux sortant à peine de leur œuf. Mais non, il me faut des rides, du poil, du qui-sent-le-renfermé, du cheveu souvent blanc, de l’expérience, de l’assurance, de la naphtaline, des cicatrices, et, surtout, de la BONNE baise. Allez savoir pourquoi j’ai associé « bonne baise » et « vieux » (pas par expérience).

Bien sûr, dans mes instants de lucidité, je me rends bien compte que ça sonne très « faire l’amour à papa ». Mais quand même, cela n’a jamais atteint ce niveau là de… décrépitude. Ca me troublerait que ce soit cela qui m’ait à ce point éloigné des joies de la semence fraiche.

Je crois que je me figure qu’un homme d’un certain âge baise mieux qu’un jeunot. L’idée de me faire prendre mon pied en prenant son temps, pendant des heures, est farouchement incompatible au jeune padawan, dans mon esprit.

Et puis, j’ai surtout envie de quelqu’un qui m’inspire l’action et tout ce qui s’en suit. J’ai envie de lire du putain de désir dans le regard de l’autre aussi ; ça, entre autre, ça m’inspire. Et cela fait bien longtemps qu’on ne m’inspire pas.



Trêve de discussions lubriques.


Mon cher docteur aux bonbons de la mort me répète qu’il faut arrêter de me remettre en question en toutes circonstances.
C’est ma mission psychédélique actuelle : arrêter de me dire que c’est à cause de moi, dès qu’il y a une merde. Arrêter de me dire qu’un connard est con avec moi parce que je le mérite. Un connard, c’est juste un connard.



J’t’invite à ma pendaison de crémaillère si tu ramènes un bon rouge, voire une belle bleue.
Donne ton âge, quand même, avant.

Hin hin hin.


Posté par iepsilon à 02:30 - Moi, je - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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